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Alors, on vous emmène où cet automne ?

Le vide, la matière, ces 2 opposés qui forment notre environnement direct et avec lequel il faut composer tous les jours. Tandis que le second donne vie à ce que nous voyons, touchons, sentons, et porte par là-même la manifestation de la vie, le premier évoque quant à lui l’absence de quoi que ce soit de tangible. De là, naît l’une de nos peurs les plus courantes : l’acrophobie ou peur du vide. Difficile à surmonter, elle est un frein à l’activité de plein air pour beaucoup. Cependant cette peur est loin d’être une fatalité et peut être vaincue définitivement de différentes façons. L’une d’entre elles : l’escalade en grande voie.

Pour les non pratiquants, s’exposer joyeusement face au vide semble être une hérésie. Pourtant, la clé de la délivrance est bien là : s’exposer volontairement. Il ne s’agit donc pas d’y aller contre son gré et coûte que coûte, mais bien de prendre la mesure de l’obstacle à vaincre et de s’y confronter graduellement. Dès lors, que l’on grimpe ou pas, toute sorte d’engagement est bon à entreprendre tant qu’il va dans le sens de l’exposition progressive et volontaire. Il faut voir cela comme un pèlerinage vers l’acclimatation au vide.

Afin d’atteindre cette accoutumance, rien ne sert donc de se précipiter : on commence tranquillement en pensant au vide et à ce qu’il nous fait lorsqu’on lui fait face. Puis, si le cœur nous y convit, on va ensuite façonner de petites épreuves, toujours adaptées à nos limites mentales actuelles, de manière à ne pas ressentir ces sensations qui nous gênent face au danger habituellement perçu.

Randonner en hauteur pour s'imprégner
groupe de randonneurs en pleine ascension

Par ailleurs, ces expériences de déconditionnement à la peur se doivent d’être fun et entrainantes pour nous donner le goût du dépassement et l’envie de recommencer. Randonnée en montagne, accrobranche, trampoline, via ferrata, escalade en bloc puis en falaise… nombreuses sont les activités qui nous portent en hauteur et dans lesquelles on peut gérer son exposition avec plaisir.

Car on touche enfin ici le but de la démarche : découvrir une nouvelle forme de plaisir qui réside dans la prise de hauteur, pouvoir regarder au loin et apprécier chacune de ces nouvelles aventures verticales. Et le graal de l’aventure terrestre verticale, celui qui nous mène à évoluer principalement sur de grandes façades de granite ou de calcaire, c’est le territoire de l’escalade en grande voie ou de l’alpinisme.

Prendre confiance pour aller plus loin
grimpeuse sur sa première longueur de grande voie

Ces disciplines, qui peuvent pousser à l’extrême l’exposition et donc l’engagement de leurs adeptes, sont certes impressionnantes mais sont surtout plus nuancées que l’image qu’elles transportent : celle d’une approche jusqu’au-boutiste de cette chorégraphie avec le vide. En réalité, elles peuvent être pratiquées à tout niveau d’engagement (en termes de hauteur, difficulté technique, force physique requise) et dans des milieux aux conditions variées (bord de mer, ancienne carrière, canyon, haute montagne, etc.).

Pour autant, être à l’aise en grimpant face au vide n’est pas pour tout le monde chose facile du jour au lendemain. Mais pour la plupart (même les plus réticents dont je faisais partie), cela peut aller relativement vite tant qu’on ne grille pas les étapes. À commencer bien sûr par l’apprentissage des manips pour monter, descendre et se reposer sur la paroi en toute sécurité.

Grimper, c'est apprendre ensemble
grimpeur qui discutent

Heureusement pour nous, la communauté des grimpeurs est conséquente, souvent bien formée et à l’écoute. Et c’est dans cette implication personnelle de chacun que réside la grande force de l’escalade : l’entraide. Ce n’est pas pour rien que l’on utilise de plus en plus, à tort et à travers, le terme de premier de cordée, locution issue de l’environnement montagnard, celui de la grimpe pure. Car derrière l’idée principale que les forts se doivent d’aider les plus faibles pour progresser ensemble, se cachent des valeurs de fraternité et de bienveillance. L’escalade est un sport dans lequel on ne progresse pas seul mais donc ensemble, et c’est de cette forme de partage que l’on tire l’essence de la force qui nous rassure, qui nous protège les uns les autres et qui nous confère des souvenirs impérissables de ces micro-aventures.

Alors ami grimpeur ou ami amateurs de nature et de grands espaces, n’aies plus peur de t’engager sur un terrain où tu penses côtoyer tes limites. Au contraire, comprends, explore, découvre ce qu’il y a au-delà ! Dès lors, des émotions encore plus fortes tu ressentiras 😉

individu se tenant face au vide
Vaincre sa peur du vide en grimpant
vue sur un des canyons des gorges du verdon
Les gorges du Verdon, idéales pour apprendre
débutante apprenant à faire un nœud de huit
Apprendre les bases avec un guide
alpinistes évoluant sur une arête de montagne
Goûter enfin aux joies des cîmes